sábado, 4 de octubre de 2008

Las dos Ifigenias (XIX)



Estamos llegando al fin de esta larga serie dedicada a la presencia del mito de Ifigenia en la ópera y, más en concreto, en la obra de Gluck. Ofrecemos ahora unas notas sobre el acto III.
Acto Tercero
Ifigenia siente una fuerte conexión con el prisionero (“D’une image, hélas!”).

IPHIGÉNIE
Je cède à vos désirs: du sort qui nous opprime
Instruisons Electre ma sœur:
Aux horreurs du trépas j'arrache une victime
Et je sers à la fois la nature et mon cœur...
Hélas! Je ne puis m'en défendre:
Pour l'un de ces infortunés
Par nos barbares lois à la mort condamnés,
Je sens la pitié la plus tendre,
Mon cœur s'unit à lui par des rapports secrets...
Oreste serait de son âge;
Ce captif malheureux m'en rappelle l'image,
Et sa nable fierté m'en retrace les traits
D'une image, hélas! trop chérie,
J'aime encor à m'entretenir,
Mon âme se plaît à nourrir
L'espérance qui m'est ravie.
Inutiles et chers transports!
Chassons une vaine chimère:
Ah! ce n'est plus qu'aux sombres bords
Que je puis retrouver mon frère.
Resuelve salvar al menos a uno de los cautivos y enviarlo de vuelta a Micenas con una carta para su hermana, Electra.
Pílades, después de torturado, se reúne con Orestes e Ifigenia y les dice que Orestes debe vivir, porque debe ser el portador de la carta sellada (trío: “Je pourrais du tyran”).

IPHIGÉNIE
Ah! pour sauver vos jours je donnerais les miens.
Mais Thoas veut du sang: sa piété barbare
Ajouterait aux maux qu'on vous prépare,
Si de tous deux je brisais les liens.
Je pourrai du tyran tromper la barbarie...
De l'un de vous au moins que les jours conservés...
ORESTE ET PYLADE
Mon ami, tu vivras, tes jours seront sauvés.
IPHIGÉNIE
De celui de vous deux qui me devra la vie
Pourrai-­je attendre un service?
ORESTE ET PYLADE
Achevez; Je vous réponds de sa reconnaissance.
IPHIGÉNIE
Dans Argos, comme vous, j'ai reçu la naissance:
Il m'y reste encor des amis.
Jurez­moi qu'un billet, fidèlement remis...
ORESTE ET PYLADE
J'en atteste les Dieux. Vos vœux seront remplis.
IPHIGÉNIE
Il faut donc entre vous choisir une victime.
Hélas! dans le soin qui m'anime,
Que ne puis-­je à tous deux rendre un service égal!
Il faut que l'un de vous expire.
Mon âme se déchire.
Mais puisqu'il faut enfin faire un choix si fatal,
C'est vous qui partirez.
ORESTE
Que je parte! Qu'il meure! Ô Ciel!
IPHIGÉNIE
Répondez à mes vœux:
Soyez prêt à partir, je cours en presser l'heure.



Pílades está preparado para morir por la vida de su amigo (“Ah! mon ami”).

PYLADE
Ah! mon ami, j'implore ta pitié;
Oreste, hélas! Peut-­il me connaître?
Qu'il s'attendrisse aux pleurs de l'amitié!
Ton cœur au mien n'est pas femmé peut­ être.
Cet ami qui te f t si cher,
Pylade est à tes pieds, il conjure, il te presse;
A tes fureurs laisse-­moi t'arracher.
Souscas au choix dicté par la prêtresse.

Orestes, quien ha decidido que es él quien debe morir, toma la daga expiatoria y amenaza con quitarse su propia vida, si Ifigenia no libera a Pílades. Ifigenia le da la carta a Pílades y lo ayuda a escapar.