Seguimos con el argumento de Ifigenia en Táuride de Gluck y abordamos el acto II. Acto Segundo Orestes y Pílades esperan su destino. Al remordimiento que consume a Orestes por el matricidio cometido se agrega ahora un sentimiento de culpa por haber llevado a su amigo a una situación tan desmedrada y que está poniendo en peligro su supervivencia (“Dieux qui me poursuivez”).
ORESTE Je t'ai donné la mort. Ce n'était pas assez que ma main meurtrière Eût plongé le poignard dans le cœur d'une mère, Les Dieux me résenaient pour un fofiait nouveau: Je n'avais qu'un seul ami, je deviens sons bourreau. Dieux! qui me poursuivez; Dieux! auteurs de mes crimes. De l'enfer, sous mes pas, entrouvrez les abimes! Ses supplices pour moi seront encor trop doux! J ai trahi 1'amitié, j'ai trahi la nature, Des plus noirs attentats j'ai comblé la mesure: Dieux! frappez le coupable et justifiezvous.
Pílades calma a Orestes con la promesa de que morirán juntos (“Unís dès la plus tendre enfance”).
PYLADE
Quel langage accablant pour un ami qui t'aime!
Reviens à toi; mourons dignes de nous:
Cesse, dans ta fi reur extrême,
D'outrager et les dieux, et Pylade, et toi même.
Si le trépas nous est inévitable,
Quelle vaine terteur te fait pâlir pour moi?
Je ne suis pas si misérable,
Puisqu'enfin je meurs près de toi.
Unis dès la plus tendre enfance,
Nous n'avions qu'un même désir;
Ah! mon cœur applaudit d'avance
Au coup qui va nous réunir;
Le sort nous fait pénr ensemble,
N'en accuse point la rigueur:
La mort méme est une faveur,
Puisque le tombeau nous rassemble.
Pílades es llevado por unos guardias y Orestes se queda solo y en estado de sopor en un calabozo del templo de Diana (“La calme rentre dans mon coeur”).
ORESTE (seul)
Dieux! protecteurs de ces affreux rivages,
Dieux! avides de sang, tonnez, écrasez-moi.
Où suis-je? à l'horreur qui m'obsède,
Quelle tranquillité succède?
Le calme rentre dans mon cœur…
Mes maux ont donc lassé la colère céleste?
Je touche au terme du malheur.
Vous laissez respirer le parricide Oreste!
Dieux justes! Ciel vengeur!
Aparecen entonces las Furias, que lo atormentan por ser el asesino de su madre (recuérdese que las Furias son divinidades vengativas de la mitología griega).
SCÈNE 4 Oreste, Les Eumenides
LES EUMÉNIDES
Vengeons et la nature et les Dieux en courroux,
Inventons des tourments... il a tué sa mère.
ORESTE
Ah!
LES EUMÉNIDES
Point de grâce! Il a tué sa mère.
ORESTE
Ah! quels tourments!
LES EUMÉNIDES
lls sont encor trop doux. Il a tué sa mère.
L'ombre de Clytemnestre paraît
au milieu des furies et s'abfme aussitôt.
ORESTE
Un spectre!... Ayez pitié...
LES EUMÉNTDES
De la pitié! le monstre! il a tué sa mère;
Égalons, s'il se peut, sa rage meurtrière;
Ce crime affreux ne peut être expié.
ORESTE (sortant de son évanouissement avec un mouvement de fureur.)
Dieux cruels!
LES EUMÉNTDES
Point de grâce! il a tué sa mère.
Según las normas que ha dictado el rey Toas, los extranjeros deberían ser ejecutados. Pero Ifigenia, al enterarse que son griegos, los interroga respecto de cómo están las cosas en Argos y del destino de la familia real. Orestes, avergonzado de su crimen, oculta su identidad y señala que sólo Electra sobrevive de toda la familia.
IPHIGÉNIE
Qu'on détache ses fers.
Quels bords vous ont vu naître?
Que veniez-vous chercher dans ces climats affreux?
Et quel monstre exécrable A sur un roi si grand osé lever le bras?
ORESTE
Au nom des dieux, ne m'interrogez pas!
IPHIGÉNIE
Au nom des Dieux, parlez!
ORESTE
Ce monstre abominable,
C'est...
IPHIGÉNIE
Achevez: vous me faites frémir.
ORESTE
Son épouse.
IPHIGÉNIE
Grands Dieux! Clytemnestre?
ORESTE
Elle-même!
LES PRÉTRESSES
Ciel!
IPHIGÉNIE
Et des Dieux vengeurs la justice suprême
A vu ce crime atroce!
ORESTE
Elle a su le punir.Son fils...
IPHIGÉNIE
Ô ciel!
ORESTE
Il a vengé son père.
IPHIGÉNTE ET LES PRÉTRESSES
De forfaits sur forfaits quel assemblage affreux!
ORESTE
De mes forfaits quel assemblage affreux!
IPHIGÉNIE
Et ce fils qui du ciel a servi la colère
Ce fatal instrument des vengeances des Dieux...
ORESTE
A rencontré la mort qu'il a longtemps cherchée.
Electre dans Mycène est seule demeurée.
IPHIGÉNIE
C'en est fait! tous les tiens ont subi le trépas.
Tristes pressentiments, vous ne me trompiez pas.
(A Oreste.)
Éloignez-vous: je suis assez instruite.
Ifigenia supone entonces que definitivamente su hermano ha muerto y organiza solemnes honras fúnebres por él y la familia. Ifigenia ordena que el extranjero sea esposado al altar y ahora sin país, parentesco, o esperanza, lamenta haber perdido a su familia (“Ô malheureuse Iphigénie”).
IPHIGÉNIE
Ô ciel! de mes toumments la cause et le témoin,
Jouissez du malheur où vous m'avez réduite;
Il ne pouvait aller plus loin.
LES PRÉTRESSES
Patrie infortunée,
Où par des nœuds si doux
Notre âme est encore enchaînée,
Vous avez disparu pour nous.
IPHIGÉNIE
Ô malheureuse Iphigénie!
Ta famille est anéantie!
Vous n'avez plus de roi, je n'ai plus de parents;
Mêlez vos cns plaintifs à mes gémissements.
LES PRÉTRESSES
Nous n'avions d'espérance, hélas! que dans Oreste:
Tras la introducción ofrecida en nuestro anterior, y lejano en el tiempo, artículo (lo publicamos el 4 de agosto), que ha servido a la vez como resumen y recapitulación de mucho de lo escrito en las anteriores entregas, vamos con el argumento de Ifigenia en Táuride, que ofrecemos de forma mucho más breve que el de la ópera precendente. ARGUMENTO (sacado de aquí)
La acción, en cuatro actos, se desarrolla después de la guerra de Troya, en el siglo XIII antes de Cristo. Previa a la trama misma debe saberse que Ifigenia es la hija de Agamenón, rey de Micenas. Éste ha sido asesinado por su esposa Clitemnestra, quien en seguida también ha sido ultimada (sic) por su hijo Orestes. Ifigenia es ignorante de estos acontecimientos y ha llegado a ser sacerdotisa de Diana en la isla de Táuride, habitada por los escitas. Acto Primero Una tempestad sacude a la isla. En el templo de Diana se encuentran varias doncellas griegas que ofician como sacerdotisas. Estas son presididas por Ifigenia, quien acaba de tener un sueño (su casa ha sido destruida; su padre ha sido asesinado por su madre, Clitemnestra, quien le dio una daga; su hermano Orestes le pidió ayuda, pero ella fue forzada a matarlo) que la ha agitado tanto como la tempestad reinante.
IPHIGÉNIE Cette nuit... j'ai revu le palais de mon père, J'allais jouir de ses embrassements; J'oubliais, en ces doux moments, Ses anciennes rigueurs et quinze ans de misère... La terre tremble sous mes pas Le soleil indigné fuit ces lieux qu'il abhorre, Le feu brille dans l'air et la foudre en éclats Tombe sur le palais, l'embrase et le dévore! Du milieu des débris fumants Sort une voix plaintive et tendre: Jusqu'au fond de mon cœur elle se fait entendre; Je vole à ces tristes accents... A mes yeux aussitôt se présente mon père Sanglant, percé de coups, et d'un spectre inhumain Fuyant la rage meurtrière... Ce spectre affreux, c'était ma mère! Elle m'amme d'un glaive et disparait soudain: Je veux fuir... on me crie: "Arrête ! c'est Oreste!" Je vois un malheureux et je lui tends la main. Je veux le secourir; un ascendant funeste Forçait à mon bras à lui percer le sein! LES PRÉTRESSES Ô songe affreux! nuit effroyable! Ô douleur! Ô mortel effroi! Ton courroux est-il implacable? Entends nos cris, ô ciel! Apaise-toi! IPHIGÉNIE
Ô race de Pélops! race toujours fatale! Jusque dans ses derniers neveux, Le ciel poursuit encor le crime de Tantale! Le roi des rois, le sang des Dieux, Agamemnon descend dans la nuit infemale. Son fils restait à ma douleur. J'attendais de lui seul la fin de ma misère; Ô mon cher Oreste! ô mon frère! Tu ne sècheras pas les lammes de ta sœur.
Las sacerdotisas se angustian con Ifigenia y la animan a no perder la esperanza de que volverá a ver a Orestes (“Ô toi qui prolongeas mes jours”).
UNE PRÉTRESSE Calmez ce désespoir où votre âme est livrée, Les dieux conserveront cette tête sacrée, Osez tout espérer. IPHIGÉNIE Non je n'espère plus. Depuis que je respire, en butte à leur colère, D'opprobre et de malheurs tous mes jours sont tissus: Ils y mettent le comble, ils m'enlèvent mon frère! Ô toi qui prolongeas mes jours, Reprends un bien que je déteste, Diane, je t'implore, arrêtes en le cours, Rejoins Iphigénie au malheureux Oreste. Hélas! tout m'en fait une loi, La mort me devient nécessaire; J'ai vu s'élever contre moi Les Dieux, ma patne et mon père. LES PRÉTRESSES Quand verrons-nous tanr nos pleurs? La source en estelle infinie? Ah! dans un cercle de douleurs Le ciel marque le cours de notre ne.
En el video que ofrecemos Maria Callas canta en italiano este Deh! Pelopea stirpe y la subsiguiente aria.
Algunas sacerdotisas tratan de calmarla. Finalmente la tormenta se aplaca. El rey Toas llega agitadísimo. También él ha tenido sueños terribles y teme por su vida. Sólo eliminando a los enemigos se sentirá seguro y por ello da orden a Ifigenia que sea ella quien de muerte inmediata a cualquier extranjero que pase por allí. Los escitas que acompañan al rey secundan sus palabras y danzan al son de una música primitiva.
THOAS Le ciel par d'éclatants miracles A daigné s'expliquer à vous; Mes jours sont menacés par la voix des oracles, Si d'un seul étranger, relégué parmi nous, Le sang échappe à leur courroux. De noirs pressentiments mon âme intimidée De sinistres terreurs est sans cesse obsédée. Le jour blesse mes yeux et semble s'obscurcir, J'eprouve l'effroi des coupables! Je crois voir sous mes pas la terre s'entrouvrir Et l'enfer prêt à m'engloutir Dans ses abimes effroyables! Je ne sais quelle voix crie au fond de mon cœur: "Tremble, ton supplice s'apprête!" La nuit, de ces tourments redouble encor l'horreur. Et les foudres d'un Dieu vengeur Semblent suspendus sur ma tête.
Dos extranjeros que vienen de tierras lejanas llegan ante Ifigenia. Uno es Orestes, que huye desde hace dos años de su patria, Argos, porque se siente culpable de haber matado a Clitemnestra, su madre. El otro es Pílades, su devoto amigo, que sigue a Orestes dondequiera que éste vaya.
El verano, con su merecido y esperado descanso, y asuntos profesionales nos han impedido publicar la serie de Ganimedes con la cadencia deseada. Así, hoy, quince días después del anterior publicamos el último capítulo de la serie.
El motivo de la serie era un poema de Johann Wolfgang Goethe que, hasta hoy, no hemos ofrecido. El poema, que nos ha servido para hacer un breve etudio del mítico personaje y su presencia en la literatura griega y romana y en algún otro autor posterior, es el siguiente:
Wie im Morgenglanze
Du rings mich anglühst,
Frühling, Geliebter!
Mit tausendfacher Liebeswonne
Sich an mein Herz drängt
Deiner ewigen Wärme
Heilig Gefühl,
Unendliche Schöne! Daß ich dich fassen möcht
In diesen Arm! Ach, an deinem Busen
Lieg ich, schmachte,
Und deine Blumen, dein Gras
Drängen sich an mein Herz.
Du kühlst den brennenden
Durst meines Busens,
Lieblicher Morgenwind!
Ruft drein die Nachtigall
Liebend nach mir aus dem Nebeltal. Ich komm, ich komme!
Wohin? Ach, wohin? Hinauf! Hinauf strebts.
Es schweben die Wolken
Abwärts, die Wolken
Neigen sich der sehnenden Liebe.
Mir! Mir!
In euerm SchoßeAufwärts!
Umfangend umfangen!
Aufwärts an deinen Busen,
Alliebender Vater!
La lectura en alemán del poema se puede escuchar aquí. La traducción de Guillermo Valencia es ésta:
En tu luz matinal como me envuelves,
¡oh primavera amada!
Con todas las delicias del amor,
entra en mi pecho
tu sacro ardor de eterna llamarada;
¡oh infinita Belleza:
si pudiese estrecharte entre mis brazos! Recostado en tu pecho languidece
mi corazón; de musgos y de flores
dulcemente oprimido, desfallece.
Tú apaciguas mi sed abrasadora,
¡oh brisa matinal y acariciante!
mientras el ruiseñor enamorado
me llama entre la niebla vacilante.
Ya voy, ya voy, y
¿adónde? ¡Ay! ¿Adónde?
Hacia arriba, ¡siempre arriba! Flotan, flotan las nubes o descienden
y abren paso al amor de ímpetu fiero.
A mí hacia mí, contra tu ser, ¡arriba!
¡En abrazo sin par, arriba, arriba!
Contra tu corazón, ¡oh dulce padre,
oh inmenso padre del amor fecundo!
Este poema de Goethe fue musicado por Schubert con el número de opus D.544. En otrasocasiones hemos hablado de Lieder de Schubert sobre personajes mitológicos.
El Lied se puede escuchar en voz de tenor, Ian Bostridge, aquí o en voz de soprano, Barbara Bonney, aquí.
En esta página hay una muy buena información sobre el poema. Podemos obtener el poema en alemán e inglés y escucharlo.
Clicando sobre Now read the discussion, se puede leer, en inglés, una interesante información sobre el Lied que a continuación ofrecemos traducida (hacemos la acostumbrada observación sobre la deficiencia de nuestro inglés): Quizás la semejanza más obvia respecto a ‘Prometeo’ es que el poema está escrito en primera persona. Los dos poemas/canciones son expresiones de sentimientos personales. Pero a diferencia de Prometeo, quien está furioso contra los dioses debido a acontecimientos pasados, Ganímedes expresa sus sentimientos mientras está ocurriendo el acontecimiento más importante de su vida. En este sentido, él tiene más en común con “Margarita a la rueca” (aunque incluso ella describa sus sentimientos sobre lo que ha pasado ya). Otro rasgo que comparten 'Ganímedes' y 'Prometeo' es que la música, como los poemas, es muy libre. Sobre 'Prometeo' escribí que la adaptación de Schubert no tiene ninguna estructura formal obvia y que esto tiene el carácter de un drama psicológico, enfatizando la fuerza emocional de cada parte del poema como ocurre. Lo mismo es aplicable a 'Ganímedes'.
Como en varias de las canciones de las que hemos hablado, Schubert ha sido bastante libre en el ritmo de 'Ganímedes', dividiendo los versos de Goethe donde son continuos, y continuándolos donde están divididos. Las ocho primeras líneas son continuas, como en Goethe, y Schubert enfatiza el efecto de 'Unendliche Schone’ (‘belleza Infinita’) alargando la frase, dando varias notas a una sílaba por primera vez en la canción. En el poema, las dos siguientes líneas (‘Dass ich dich …’) están solas, separadas de lo que sigue. Pero Schubert no hace caso de esto, continuando directamente durante cuatro líneas hasta una pausa en ‘Lieg ich, schmachte’. Entonces él introduce una pausa después de otros dos versos (’… un mein Herz’), otra pausa tres líneas más tarde (después de ‘… Morgenwind’), y otra, coincidiendo con el final del verso de Goethe, en ‘… aus dem Nebeltal’. Schubert ha usado estas pausas en la línea vocal para enfatizar el sentido de la calma extática en el poema, como si Ganímedes mirara a su alrededor, apreciando o respirando todo. Hay un encantador toque ingenuo justo antes de la mención del ruiseñor, donde, durante la pausa que Schubert ha introducido en la línea vocal, el piano ejecuta trinos para sugerir el canto del pájaro. Desde 'Ich komm …’ el carácter de la parte del piano cambia: el ritmo se hace insistente y staccato, y Schubert da la indicación ‘un poco accelerando’ (‘acelerando ligeramente’). Hay un sentido distinto de 'somos lejos’. La canción continua, alcanzando dos puntos culminantes. El segundo punto culminante es conseguido repitiendo las siete últimas líneas y media del poema, y luego repitiendo otra vez el grito final de 'Alliebender Vater! ¡’ (‘Padre amante de todas las cosas!’). Esta repetición se toma libertades sin duda respecto al poema, pero el carácter cambiante de la música es, se podría discutir, simplemente una respuesta a lo que está ya en el verso, cuando las líneas y las frases se hacen más cortas y más insistentes hacia el final del poema. Como en varias de las canciones que hemos estudiado, es el piano el que pone el tono o humor, el paso y el ritmo cuando los acontecimientos se despliegan, con la voz, por así decir, flotando sobre la parte de piano – casi como si la voz fuera 'el acompañamiento', como en ‘Margarita a la rueca’. Una diferencia grande entre ‘Ganímedes’ y 'Prometeo' es que, mientras 'Prometeo' cae en distintas y contrastadas secciones, 'Ganímedes' no lo hace. Todo fluye suavemente, e incluso cuando la voz calla, el piano sigue. Esto ayuda a dar la impresión de acontecimientos que se desarrollan y que no están bajo el control de Ganimedes – el piano, como Zeus, lo barre. Como en ‘Prometeo’ y 'Margarita a la rueca', no se nos cuenta la historia en el poema. ¿Es como si el poeta y el compositor hubieran pensado ‘Qué le gustaría ser a Ganímedes/Prometeo/Margarita en esta situación?’, y han procurado comunicarlo directamente, asumiendo que el auditorio sabría las historias de las que estos personajes vienen (y Goethe y Schubert podrían asumir que había un poco de conocimiento de mitos clásicos en los círculos cultos a quienes su trabajo estaba principalmente dirigido). Es muy diferente de la narrativa de 'Erlkönig’, en el que la canción cuenta la historia entera, así como la expresión de los sentimientos de los personajes. Schubert termina la canción con seis compases del piano, elevándose más alto y más alto, pianissimo. Como la canción del ruiseñor antes, esto tiene un efecto que es a la vez poderoso e ingenuo: expresa un fuerte sentido del misterio y al tiempo nos sugiere a Ganímedes desapareciendo físicamente en el cielo. Más que en cualquiera de las otras canciones de las que hemos hablado, yo diría que, hacia el final de 'Ganímedes', tenemos el sentido de haber viajado un largo camino desde el comienzo de la canción. Hay una razón musical particular para ello: como en ‘Prometeo’, la canción se termina en una clave diferente del principio. Comienza en un La bemol mayor y termina en Fa mayor. Durante la canción, la música progresa a través de una variedad de claves tan gradualmente que el oyente no necesariamente es consciente de cuán lejos de la clave original se ha viajado. Pero si repites el principio de la canción inmediatamente después de escuchar el final, oirás el contraste entre el Fa mayor del final y el La bemol mayor del principio.
Tras 22 días de silencio blogosférico, aprovechados para un descanso merecido, volvemos a este nuestro espacio en la red y a la serie que estamos dedicando al mito de Ganimedes y su presencia en la literatura clásica y en la música.
Para el reenganche hemos elaborado un post breve para lo que acostumbramos, pero la vuelta a la normalidad ha de hacerse poco a poco. Fuera de la literatura clásica griega y latina, encontramos también alusiones al mito de Ganimedes. En la Divina Comedia de Dante tenemos también una en Purgatorio IX, 19-24:
in sogno mi parea veder sospesa
un'aguglia nel ciel con penne d'oro,
con l'ali aperte e a calare intesa;
ed esser mi parea là dove fuoro
abbandonati i suoi da Ganimede, quando fu ratto al sommo consistoro.
Creí ver, en un sueño, suspendida un águila en el cielo, de áureas plumas, con las alas abiertas y dispuesta a descender, allí donde a los suyos dejara abandonados Ganimedes, arrebatado al sumo consistorio.
El poeta Juan de Arguijo (1567-1623), hijo de familia adinerada sevillana, era patrón de las artes. Adquirió en círculos académicos una erudición clásica y arqueológica que era típica de la Sevilla renacentista. Su poesía es de un formalismo exquisito, sobre todo en los sonetos de tema clásico y pictorial. Entre ellos tenemos el número XLIX, Júpiter a Ganimedes
A Ganimedes
No temas, o bellísimo troyano,
viendo que arrebatado en nuevo vuelo
con corvas uñas te levanta al cielo
la feroz ave por el aire vano. ¿Nunca has oído el nombre soberano
del alto Olimpo, la piedad y el celo
de Júpiter, que da la pluvia al suelo
y arma con rayos la tonante mano; A cuyas sacras aras humillado
gruesos toros ofrece el Teucro en Ida,
implorando remedio a sus querellas? El mismo soy. No al'águila eres dado
Desde el 13 de julio, hace casi un mes, no ofrecíamos un nuevo capítulo de la serie que dedicamos a la figura de Ganimedes y su presencia en la música de Schubert, merced a un poema de Goethe. En la serie hemos aprovechado para ofrecer un resumen del mito y fuentes clásicas en las que el joven troyano está presente. Así, lo hemos descubierto en Homero, Píndaro, Virgilio, Eurípides, Apolodoro o Apolonio de Rodas. Hoy ofrecemos un ejemplo de gran valor de su presencia en la literatura. Es la interesante conversación que Luciano de Samosata, en sus Diálogos de los dioses, recrea entre Ganimedes y su “secuestrador” Zeus en el número IV de los citados Diálogos. Es un texto gracioso, que incluye información sobre aspectos concretos del mito, en concreto del secuestro llevado a cabo por Zeus, metamorfoseado en águila. Hay algún detalle, o muchos, del diálogo que nos hacen ver que el mito es un reflejo de las costumbres pederastas de la Grecia Antigua. Obsérvese que la primera petición que Zeus hace al joven es la de que le dé un beso. Ante ello el mozalbete troyano expresa sorpresa por el retorno de Zeus a su figura antropomorfa. Sigue cierta ironía en la confusión que tiene Ganimedes, al creer que Zeus – quien afirma ser el rey de todos los dioses - es Pan, el dios de los pastores y su sorpresa por verle desprovisto de flauta, cuernos y pezuñas.
La explicación viene después: Ganimedes cree que sólo Pan es un dios. Ante ello, Zeus se ve obligado a interrogarlo y preguntarle si alguna vez ha oído hablar de Zeus. Ganimedes lo identifica con el dios de los fenómenos atmosféricos y le pregunta la razón de su rapto. Además, con un celo admirable, muestra preocupación por la suerte de sus ovejas, e inquietud, cuando se entera de que no va a regresar al monte Ida. Zeus le saca del error: ya no volverá al mundo mortal, se dedicará a servir néctar y ambrosía a los dioses, que también comerá, en lugar del queso y la leche que hasta ahora tomaba. Zeus le promete la felicidad y Ganimedes, con gran inocencia, pregunta con quién jugará. Zeus le responde que con Eros, con quien podrá jugar a las tabas. Aquí encontramos un paralelo con Apolonio de Rodas y su Viaje de los Argonautas III, 112-127, del que ya hablamos en un anterior capítulo; lo más probable es que Luciano se inspirara en Apolonio en este aspecto. Tras un momento cómico en el que Ganimedes y Zeus hablan sobre el néctar y la leche, el jovenzuelo pregunta quién será su compañero de lecho. Luciano envuelve la alusión pederasta con una nueva ironía en la que Ganimedes, de forma inocente, pregunta si la razón de que Zeus quiera dormir con él se debe a que no puede dormir solo. Después advierte a Zeus sobre su costumbre de moverse en la cama y dar patadas y vueltas, cosa que impedirá al dios dormir. Zeus lo da por bueno, si puede besar y abrazar al joven y éste expresa que mientras Zeus le besa, él dormirá. La conversación, primero en griego, es ésta:
La traducción que sigue es la de Juan Zaragoza Botella, en Alianza Editorial (1269)
DE ZEUS Y GANIMEDES
Zeus. - Ea, Ganimedes; puesto que ya hemos llegado donde nos habíamos propuesto, dame un beso ya, para que veas que no tengo ni pico encorvado ni uñas afiladas, ni alas, tal como me presenté a ti, con aspecto de pájaro. Ganimedes. - ¿Hombre! ¿No eras un águila hace un momento, cuando te lanzaste sobre mí y me raptaste de en medio de mi rebaño?, ¿cómo se te han caído aquellas alas y te presentas completamente distinto? Zeus. – No estás viendo a un hombre, muchacho, ni a un águila, yo soy el rey de todos los dioses, que me he transformado oportunamente. Ganimedes. - ¿Qué dices? ¿Entonces tú eres nuestro dios Pan? ¿Y cómo no llevas entonces la flauta ni cuernos, ni tienes las piernas peludas? Zeus. – ¿Acaso tú crees que sólo él es un dios? Ganimedes. – Sí, y le sacrificamos un macho cabrío sin castrar, que le llevamos a la gruta, donde está su estatua. En cuanto a ti, me parece que eres un secuestrador de niños. Zeus. – Dime, ¿es que no has oído el nombre de Zeus, ni has visto en el Gárgaro el altar del que envía la lluvia y el trueno y produce el rayo? Ganimedes. - ¿Y tú, señor, afirmas ser el que recientemente arrojaste sobre nosotros una tremenda granizada, el que, según dicen, habita en las alturas, el que produce tanto ruido, a quien mi padre sacrificó un carnero? Y si es así, ¿qué daño te he hecho yo para que me hayas raptado?, ¡oh señor de los dioses! A lo mejor entretanto los lobos caerán sobre mis ovejas abandonadas y las devorarán. Zeus. – ¿Todavía te preocupas de tus ovejas, ahora que te has hecho inmortal y cuando vas a quedarte con nosotros? Ganimedes. - ¿Qué dices? ¿No me vas a llevar en seguida de regreso al monte Ida? Zeus. – ¡De ninguna manera! Porque, en ese caso, me habría convertido de dios en águila inútilmente. Ganimedes. – Entonces mi padreme buscará, se enfadará cuando no me encuentre y luego recibiré unos cuantos azotes por haber abandonado al rebaño Zeus. – No es posible. ¿Cómo te iba a ver? Ganimedes. – No lo hagas, que ya empiezo a echarlo de menos. Si me dejas volver, te prometo sacrificarte otro carnero, de su parte, como pago de mi rescate. Tenemos uno de tres años, grande, que guía a los demás en el pasto. Zeus. – ¡Qué inocente es el muchacho!, ¡qué simple, qué niño todavía! Mira, Ganimedes, despídete de todo eso y olvídate del rebaño y del Ida. Porque tú, que ya eres un habitante del cielo, desde aquí podrás hacer muchos favores a tu padre y a tu patria. Y en vez de queso y de leche, comerás ambrosía y beberás néctar, que tú mismo nos ofrecerás y escanciarás a nosotros los dioses. Y, lo más importante, es que ya no serás un hombre, sino un inmortal, y yo haré que tu estrella brille con mucha hermosura. En una palabra, serás feliz. Ganimedes. – Y cuando tenga ganas de jugar, ¿quién jugará conmigo? Porque en el Ida éramos muchos de la misma edad. Zeus. – También aquí tendrás a Eros para jugar contigo, y además muchísimas tabas. Lo único que has de hacer es tranquilizarte, mostrarte alegre y no echar de menos ninguna de las cosas de la tierra. Ganimedes. - ¿Y en qué podría seros útil? ¿También aquí tendré que apacentar rebaños? Zeus. – No, tú escanciarás el vino, estarás encargado del néctar y cuidarás del banquete. Ganimedes. – Eso no es difícil, pues yo sé cómo hay que sacar la leche y ofrecer el cuenco. Zeus. – ¡Vaya! Otra vez se acuerda de la leche y cree que va a servir a mortales. Esto que ves es el cielo y aquí bebemos néctar, como te dije. Ganimedes. - ¿Es más bueno que la leche, Zeus? Zeus. – Lo vas a saber dentro de poco, y cuado lo hayas probado, ya no volverás a echar de menos la leche. Ganimedes. - ¿Y con quién me acostaré por la noche? ¿Con mi compañero Eros? Zeus. – No, que precisamente por eso te rapté, para que durmiéramos juntos. Ganimedes. - ¿Es que no puedes dormir solo y prefieres dormir conmigo? Zeus. – Sí, especialmente con un muchacho como tú, Ganimedes Ganimedes. - ¿Y de qué te servirá mi belleza para dormirte? Zeus. – Tiene un dulce hechizo y hace conciliar un sueño más suave. Ganimedes. – En cambio, mi padre se enfadaba conmigo cuando dormíamos juntos, y por la mañana decía que yo no le había dejado dormir, dando vueltas y patadas y gritando cada vez que me dormía. Por ello con frecuencia me mandaba a dormir con mi madre. De manera que, si como dices, me raptaste para esto, procura devolverme de nuevo a la tierra o tendrás problemas con el insomnio, porque te molestaré continuamente, dando vueltas sin parar. Zeus. – Eso es precisamente en lo que me darás más gusto, desvelándome contigo, mientras te beso y te abrazo muchas veces. Ganimedes. – Tú sabrás lo que haces, porque yo dormiré mientras tú me besas Zeus. – Entonces ya veremos lo que hay que hacer. Ahora, Hermes, llévatelo, y una vez que haya tomado la bebida de la inmortalidad, tráetelo para que nos escancie, pero antes enséñale cómo hay que ofrecer la copa.
Tras nuestro detallado recorrido por la Ifigenia en Áulide, daremos ahora unas breves pinceladas sobre la “otra” Ifigenia de Gluck: Ifigenia en Táuride. Primero, no obstante, nos parece interesante ofrecer la información que sobre esta ópera hemos encontrado en la muy recomendable página web de The Metropolitan Opera de Nueva York.
En la misma, hemos corregido algunas faltas de ortografía y expresiones no muy correctas en español. Ifigenia y la casa de Atreo La Ifigenia mitológica era la hija de la familia más disfuncional de la antigüedad griega, el maldito clan de Atreo. Su antepasado Tántalo en cierta ocasión puso a prueba la omnisciencia de los dioses al invitarlos a un banquete en el que el plato principal era su propio hijo. Los dioses no se dejaron engañar y maldijeron a sus descendientes, para que se matasen el uno al otro en un sanguinario ciclo de asesinatos y venganza. Hermanos traicionaron a hermanos, esposas asesinaron a sus maridos, hijos mataron a sus padres. Incesto, traición, robo y venganza plagaron cada generación. La historia de Ifigenia está íntimamente conectada con el inicio de la guerra de Troya. Cuando ella era aún una niña, el príncipe troyano Paris huyó con Helena, la más bella de las mujeres en el mundo. El marido de Helena, Menelao, reunió a sus aliados griegos para traer a su esposa de vuelta a casa. Pero cuando su ejército se reunió en la playa en Áulide, el viento no sopló contra las velas. Un oráculo reveló que Agamenón, líder de la expedición y hermano de Menelao, había ofendido a la diosa Artemisa. Ningún viento soplaría hasta que Agamenón apaciguara a la diosa sacrificando a su hija Ifigenia. La niña fue asesinada y el viento comenzó a soplar. Los ejércitos partieron a la guerra. Agamenón luchó en Troya durante diez largos años. En casa, su esposa Clitemnestra no cesaba de pensar en la muerte de su hija. Ella se consiguió un amante junto con quien asesinó a Agamenón tras su retorno. Años después, el hijo de la pareja, Orestes, vengó la muerte de su padre, matando a su propia madre. Él fue castigado por las Furias, seres sobrenaturales que lo torturaban dondequiera que fuera. En algunos mitos antiguos, Orestes implora a los dioses compasión y es perdonado. En Euménides, el drama de Esquilo, la diosa Atenea organiza un juicio para Orestes. El jurado queda dividido, entonces la propia Atenea vota por la absolución de Orestes, terminando con la maldición en la estirpe de los Atridas. Eurípides e Ifigenia Estos mitos fueron revividos en diversas tragedias griegas. El gran dramaturgo Eurípides mostró un interés especial por Ifigenia. Él fue el primer dramaturgo griego en centrar sus piezas en torno a personajes femeninos, y también el primero en retratar a los esclavos compasivamente. Durante su vida, Atenas se vio envuelta en décadas de guerra contra Esparta y sus aliados en la Guerra del Peloponeso. En medio del conflicto, Eurípides escribió dramas como Las troyanas, que mostraban el precio humano de la victoria. El sufrimiento y la inhumanidad entre hombres eran constantes temas en sus obras. Eurípides inventó un nuevo capítulo en la historia de Ifigenia. Mientras se encontraba tendida sobre la mesa de sacrificios, frente de la daga, Ifigenia fue secretamente rescatada por la diosa Artemisa, quien la transportó mágicamente hacia Táuride (actual Crimea, en el Mar Negro). Allí, se convirtió en sacerdotisa en el templo de la diosa. Como parte de su obligación, tenía que ayudar a sacrificar a todo extranjero que entrara en aquel reino.
La Ifigenia en Táuride de Eurípides comienza años más tarde. Un oráculo divino le ha dicho a Orestes, hermano de Ifigenia, que podría escapar de las Furias viajando a Táuride y trayendo la estatua sagrada de Artemisa de vuelta a Grecia. Cuando Orestes llega a Táuride como forastero, es conducido para ser sacrificado. En cierta ocasión, Agamenón cumplió con su obligación, ignorando sus instintos paternos y matando a su hija. Ahora Ifigenia debía sacrificar a un extraño del mismo modo en que ella había sido sacrificada. Pero cuando ella descubre que la víctima es su hermano, encuentra fuerzas para rechazar su obligación. Ella y Orestes engañan a Toas, rey de Táuride, roban la estatua y huyen mar adentro. Toas los persigue, pero la diosa Atenea aparece milagrosamente y le ordena que deje a los griegos en paz. Eurípides nos dice que debemos cuestionar las obligaciones que nuestros corazones rechazan. Agamenón es un villano porque cumple con su deber, Ifigenia es una heroína por rebelarse contra los dioses. Un miembro de la casa de los Atridas salvó al otro. El cambio es posible, aún para los más malditos y perjudicados. Ifigenia durante el Iluminismo A partir del Renacimiento, dramaturgos europeos crearon un interés en resucitar piezas griegas. Muchos autores neoclásicos crearon “nuevas y mejoradas” versiones de “Ifigenia en Táuride”, cambiando la trama de Eurípides, para reflejar los valores y gustos de la nueva era. La mayoría de estas nuevas piezas introdujo relaciones amorosas entre los protagonistas. La heroica amistad entre Orestes y Pílades se tornó un nuevo foco. Y todos los nuevos autores garantizaron que los sacrificios humanos en Táuride acabarían una vez que Ifigenia y Orestes regresaran a casa. Guillard, el libretista de Gluck, le fue mucho más fiel al trabajo original de Eurípides que mucho de sus contemporáneos, pero también tomó material prestado de algunas piezas modernas. Por ejemplo, la amistad entre Pílades y Orestes tiene un papel relevante en la ópera de Gluck. Ifigenia y Orestes se reconocen durante el sacrificio, lo cual no acontece en Eurípides. Ella arroja la daga al suelo, desafiando dramáticamente a Toas, quien decide matar a ambos, Orestes e Ifigenia, con sus propias manos. Pílades los salva a todos, invadiendo el templo con un grupo de guerreros griegos. Al final, la diosa Diana aparece para abolir el sacrificio humano. Éstas son todas innovaciones, el resultado de los esfuerzos de Gluck y Guillard para traducir la narrativa de Eurípides a una nueva audiencia.
En la escena sexta el teatro representa la orilla del mar sobre la que se levanta un altar. Ifigenia está arrodillada sobre los escalones de dicho altar; tras ella está el Gran sacerdote, con los brazos extendidos hacia el cielo y el cuchillo sagrado en la mano. Los griegos, en masa, ocupan los dos lados del escenario. El coro de griegos se dirige a Ártemis pidiéndole su protección y su llegada a las costas troyanas, a cambio de la víctima que se disponen a ofrecerle. En la escena séptima irrumpe Aquiles con la consiguiente desbandada de los atemorizados griegos. Dos griegos animan a los demás a huir de la furia del tesalio; el coro le hace ver la inutilidad de su acción, pues los dioses han ordenado su muerte. Aquiles les hace frente y les reta a arrebatarla de sus brazos; Ifigenia se ofrece como víctima. Clitemnestra y Aquiles buscan la liberación de Ifigenia, mientras el coro insiste en la inutilidad de esta defensa e incitan al sacrificio. Está a punto de establecerse un combate entre Aquiles y los tesalios contra los griegos, cuando Calcante anuncia la aparición, como deus ex macchina, de la propia Ártemis (Diana). La diosa ensalza el celo de los griegos y afirma que las virtudes de Ifigenia y los lamentos de su madre han encontrado gracia entre los dioses. Ya no retendrá más a los griegos en Áulide, sino que les invita a volar donde su gloria les guíe. En cuanto a Ifigenia y Aquiles, les invita a vivir y ser felices
DIANE Votre zèle des Dieux A fléchi la colère Les vertus de la fille Et les pleurs de la mère Ont trouvé grâce devant eux. Je ne vous retiens plus Dans les champs de l'Aulide Volez où votre gloire vous guide. Etonnez l'Univers Par vos faits glorieux Et vous, jeunes amants, Vivez, vivez, soyez heureux.
Calcas alaba la clemencia y la bondad de los dioses; Agamenón, Clitemnestra, Ifigenia y Aquiles manifiestan su alegría por la solución gozosa de la situación. Ifigenia expresa la dulzura, pero al tiempo la dificultad, de pasar tan repentinamente del más cruel tormento a la felicidad suprema, Sigue el cuarteto Mon coeur ne sauraitcontenir en el que los cuatro personajes expresan su inmensa alegría; al tiempo quieren devolver al cielo su gratitud por haber sido merecedores de la piedad divina. El coro de griegos, en una alegre y triunfal intervención, recoge estas palabras y anima a celebrar los esponsales de Ifigenia y Aquiles, que son preludio de sus gloriosos triunfos. Tras una reposada, pero alegre, passacaille, no exenta de momentos reflexivos y con una briosa conclusión, el coro final llama a los griegos, en tono marcial, a buscar la victoria y a dejar para la posteridad recuerdo de su gloria y hazañas. Sólo el placer puede pagar y coronar las penosas fatigas del guerrero.
IPHIGENIE Ah! qu'il est doux, Mais qu'il est difficile, De passer si subitement Du plus cruel tourment A la félicité suprême! IPHIGENIE, CLYTEMNESTRE, ACHILLE AGAMEMNON Mon cœur ne saurait contenir L'excès de mon bonheur extrême Palpitant, il s’élance Au-delà de moi-même, Il est énivré de plaisir A peine je respire: Quel aimable délire, Vient s'emparer de tous mes sens! Les Dieux ont eu pitié De nos gémissements Jusqu'aux voûtes éthérées Portons nos vœux reconnaissants! CHŒUR DES GRECS Jusqu'aux aux voûtes éthérées Portons nos vœux reconnaissants. Et célébrons les noces désriées De ces illustres amants. Leur bonheur est le premier gage De la juste faveur des Dieux; Et leur hymen est le présage De nos triomphes glorieux. Passacaille CHŒUR FINAL Partons, volons à la victoire, Par nos faits éclatants étonnons l'avenir Que nos travaux, que notre gloire Soient des sièclesinturs l'éternel souvenir. Parés des palmes de Bellone, Qu'il est doux de jouir d'un tranquille repos! Le plaisir seul paye et couronne Du guerrier désarmé les pénibles travaux.
Este pénible travaux deja un cierto tono sombrío en el final de la ópera y provoca en nosotros una reflexión sobre los acontecimientos que hemos vivido en esta gran ópera gluckiana, basada en una tragedia de Eurípides, que Gluck logró representar en París, tras largas gestiones y su amistad con la futura reina de Francia. En efecto, sólo esta amistad salvó las tensiones surgidas en los ensayos, en los que, como dijimos en un anterior artículo de esta serie, el compositor se mostró duro e intransigente. La presencia de María Antonieta en el estreno, el 19 de abril de 1774, fue casi una orden para los miembros de la vieja guardia musical francesa: la nueva ópera fue un éxito el día de su estreno, a pesar de algunas dudas, y acabó imponiéndose poco a poco por el indudable peso de su exquisita partitura.
Cerramos esta primera parte de la serie con un aria que la protagonista canta en la escena del acto I (L'ai-je bien entendu - Hélas! mon coeur sensible!). También ofrecemos la "respuesta" de Aquiles en la escena octava (Cruelle, non jamais)
Por cierto, no estaría mal que los lectores escucharan la magnífica obertura de la obra. Pueden hacerlo aquí.
Hace ya 11 días que no publicamos ningún artículo de la serie que estamos dedicando al mito de Ifigenia y su tratamiento operístico en Gluck.
Hoy subsanamos ese desliz con este capítulo que aborda ya el acto III de la Ifigenia en Áulide del compositor germano.
Se inicia el acto III con un coro de griegos que expresan que no están dispuestos a que la víctima sea arrebatda a los dioses. Ifigenia pregunta a Arcas por qué deben oponer resistencia al furor que anima a los griegos y éste muestra su intención de hacerles frente. Ifigenia le disuade y después pide a sus criadas que aparten la mirada de su madre de sus últimos instantes de vida, pues ha decidido ofrecerse voluntariamente como víctima. En la escena tercera Aquiles le pide que le siga, sin hacer caso ni temer los gritos y la rabia del pueblo griego, pues la defenderá; pero ella le disuade y le pide que no se arme para defender a una infortunada mujer que va a morir. Aquiles se extraña ante tal discurso y le replica que su destino, su vida y su felicidad dependen de ella. Ifigenia dice que no puede luchar contra lo que han decidido los dioses; su vida pertenecía a Aquiles y es consciente de que éste había consagrado su más tierno amor a ella; pero debe obedecer la ley suprema de su destino y cuando Calcas esté a punto de clavarle el cuchillo del sacrificio, ella declarará su amor por Aquiles y para él será su último suspiro. Aquiles la increpa preguntándole si lo ama y si, sabiendo esto, sigue aún queriendo morir. Ifigenia dice a Aquiles que a él le espera la gloria y la inmortalidad que sólo puede conseguir con su propia muerte. Aquiles pregunta si Ifigenia quiere hacer odiosa a sus ojos esta gloria. La respuesta de Ifigenia es la bella aria Adieu, conservez dans votre âme, en la que pide a Aquiles que conserve en su alma el recuerdo de su pasión y que no olvide que Ifigenia, digna de un destino tan funesto, amó sólo la vida por él y lo amó hasta la muerte:
IPHIGENIE Adieu, conservez dans votre âme Le souvenir de notre ardeur; Et qu'une si parfaite flamme, Vive du moins dans votre cœur. N'oubliez pas qu'Iphigénie, Digne d'un moins funeste sort, Pour vous seul chérissait la vie, Et vous aima jusqu'à la mort. Adieu! Adieu!
Aquiles insiste en llevarse a Ifigenia, pues no podrá vivir sin ella. Ifigenia le dice que no puede olvidar su gloria y su deber, pues éstos son para ella más queridos que su vida. Entonces Aquiles expresa su intención de matar a Calcas, de derribar el altar para el sacrificio y de matar, incluso, a Agamenón, si éste osa oponerse. Es un fragmento de gran fuerza, con destacada intervención de las trompas. De la muerte de Agamenón será culpable la propia Ifigenia, que le replica que aplaque su cólera y que evite, con su muerte, el crimen que tiene en mente. Se repite el coro con el que se iniciaba este acto tercero. En la escena quinta hay un diálogo entre Ifigenia y su madre Clitemnestra. Comienza Clitemnestra que se enfrenta al coro, ofreciéndose ella misma como víctima; después manifiesta a su hija su voluntad de defenderla hasta el último suspiro. Ifigenia expresa que nada puede detener su sacrificio, ya que los dioses así lo han decidido. Pide a su madre que se vaya y que deje a los griegos aplicar su crueldad; que no se arriesgue a exponer su rango y su dignidad al intentar salvarla de un pueblo sanguinario. Clitemnestra antepone la vida de su hija a la suya propia, a su gloria y a su rango. Ifigenia insiste en que se vaya y se centre en su hermano Orestes, de forma que éste sea más feliz y menos funesto que ella para su madre. También le pide que no guarde rencor a Agamenón, su marido, algo que Clitemnestra ve muy difícil. Es una bella aria, reposada, que contrasta con el siguiente coro. Ifigenia recuerda los intentos de Agamenón para evitar su sacrificio; intentos vanos ante la cólera divina. El coro de griegos
CHŒUR Non, non nous ne souffrirons pas Qu 'on enlève aux Dieux leur victime Ils ont ordonné son trépas, Notre fureur est légitime
Se repite por tercera vez. Ifigenia se muestra decidida a asumir su propio sacrificio y se despide de su madre. Ésta le echa en cara que consienta en ello, pues significará su propia muerte, si se ve privada de su querida hija. La escena sexta la protagoniza Clitemnestra. Primero pide a los dioses su propia muerte, clavando en su seno materno un cuchillo y haciendo que encuentre su tumba al pie del altar en el que su hija será sacrificada:
Scène 6 CLYTEMNESTRE Dieux puissants que j'atteste, Non, je ne souffrirai pas... Vous osez arrêter mes pas! Perfides, privez moi Du jour que je déteste Dans ce sein maternal Enfoncez le couteau Et qu'au pied de l'autel funeste Je trouve du moins mon tombeau. Ah! je succombe à ma douleur mortelle...
Después se imagina la escena del sacrificio:
Ma fille! Je la vois,
Sous le fer inhumain... Que son barbare père Aiguisa de sa main, Un préfre, environné D'unefoule cruelle, Ose porter sur elle Une main criminelle; n déchire son sein... Et d'un œil curieux Dans son cœur palpitant... Il consulte les Dieux. Arrétez, monstres sanguinaires! Tremblez: C'est le pur sang Du souverrain des cieux, Dont vous osez rougir la terre!
Luego pide a Júpiter que reduzca a polvo a los griegos con sus rayos. Pide al Sol que se retire. En este caso hay una alusión a dos episodios de la saga de los Atridas. Uno es cuando Atreo y su hermano Tiestes convinieron en que un progidio determinaría quien se quedaba con el reinado de Micenas. Si el Sol invertía su carrera, el reino quedaría en manos de Atreo. El Sol se puso por el este. El otro episodio, al que alude la expresión qui n'osas du père eclairer le festin, hace referencia al festín al que invitó Atreo a su hermano Tiestes y en el que le sirvió como comida la carne despedazada y cocida de sus tres hijos, Áglao, Calileonte y Orcómeno.
Jupiter, lance la foudre! Que sous tes coups écrasés Les Grecs soient réduits en poudre, Dans leurs vaisseaux embrasés! Et toi, Soleil, et toi qui, Dans cette contrée, Reconnais l'héritier Et le vrai fils d'Atrée, Toi, qui n'osas du père Eclairer le festin, Recule, recule, Ils t'ont appris Ce funeste chemin. Quels tristes chants se font entendre...
Finalmente Clitemnestra manifiesta su voluntad de salvar a su hija o de morir con ella:
O Dieux!! ils vont trancher ses jours! En vain vous m'opposez une pitié cruelle, Barbares, malgré vous, je vole à son secours, Ou je vais mourir avec elle.
Se escucha un coro de griegos que pide la protección de los dioses y que las naves griegas puedan alcanzar las cosatas troyanas, una vez se haya pagado el sacrificio impuesto.
CHŒUR DES GRECS Puissante Déité, protège-nous toujours! Au prix du sang que nous allons répandre, Au rivage Troyen permets-nous de descendre. CLYTEMNESTRE Quels tristes chants se font entendre O Dieux! ils vont trancher ses jours! En vain vous m'opposez une pitié cruelle Barbare, malgré vous je vole à son secours Ou je vais mourir avec elle.
Seguimos con nuestro repaso de la presencia de Ganimedes en textos clásicos griegos y latinos. En el segundo estásimo de la tragedia Las troyanas de Eurípides y, en concreto, en su segunda estrofa, el coro apostrofa a los héroes troyanos divinizados que no han hecho nada por su ciudad (Titono y Ganimedes). De este último canta:
En vano, pues, oh tú que con cántaros de oro caminas delicadamente, hijo de Laomedonte, llenas las copas de Zeus, servicio el más hermoso. La ciudad que te engendró se consume en el fuego y los acantilados marinos resuenan como un pájaro chilla por sus crías - aquí por sus maridos, aquí por sus hijos, allá por sus ancianas madres. Tus baños refrescantes, las pistas de tus gimnasios ya no existen. ¡Y tú, junto al trono de Zeus, mantienes la bella serenidad de tu rostro adolescente, mientras las lanzas de Grecia han destrido la tierra de Príamo!
(Eurípides, Las troyanas, 820-839; traducción de José Luis Calvo Martínez, en Gredos).
El mitógrafo Apolodoro nos da estos datos sobre el troyano:
Cuando los oráculos vaticinaron que cesarían las desgracias si Laomedonte ofrecí a su hija Hesíone como alimento del monstruo, él la ató a unas rocas del litoral. Heracles, al verla allí expuesta, prometió salvarla a cambio de las yeguas que Zeus había dado en compensación por el rapto de Ganimedes.
(Apolodoro, Biblioteca II, 5, 9; traducción de Margarita Rodríguez de Sepúlveda, en Gredos).
Ilo murió sin descendencia, y Erictonio, que heredó el reino, desposado con Astíoque, hija del Símois, engendró a Tros. Cuando éste ocupó el trono dio su nombre a toda la región de Troya, y casado con Calírroe, hija del Escamandro, tuvo una hija, Cleopatra, e hijos, Ilo, Asáraco y Ganimedes. A Ganimedes, a causa de su belleza, lo raptó Zeus por medio de un águila y lo hizo copero de los dioses en el cielo.
(Apolodoro, Biblioteca III, 12, 2; traducción de Margarita Rodríguez de Sepúlveda, en Gredos).
Apolonio de Rodas nos ha legado un curioso cuadro del Olimpo, la búsqueda de Cupido por parte de su madre Afrodita que lo encuentra jugando a las tabas con Ganimedes (más adelante, veremos cómo también en Luciano de Samosata, aparece esta idea de Eros jugando a las tabas con Ganimedes; puede que Luciano se inspirara en este pasaje de Apolonio). El pillo de Cupido gana, como no, la partida ante la tristeza del mozuelo copero:
Por su lado, la diosa Afrodita echó a andar sola por los repliegues del Olimpo, a ver si encontraba a su hijo. Lo halló lejos, en el jardín florido de Zeus y no solo, sino con Ganimedes, aquél al que una vez Zeus estableciera en el Olimpo, huésped de los Inmortales, deseoso de su belleza. Ellos, con tabas doradas, compañeros infantiles, jugaban. Y el desvergonzado Eros ya mantenía un puñado lleno del todo con su mano izquierda a la altura del pecho, y un dulce rubor florecía bajo su piel en ambas mejillas. El otro, al lado, estaba de rodillas en silencio, confuso. Retenía dos huesecillos, y luego los iba arrojando uno tras otro, y se enfadaba mientras él se reía. Y así perdiéndolos éstos tras los anteriores, se marcho entristecido con las manos vacías y ni siquiera vio a Cipris que se acercaba.
(Apolonio de Rodas, El viaje de los Argonautas III, 112-127; traducción de Carlos García Gual, en Alianza Editorial).
En la Eneida (I, 22-27) y en traducción de Javier de Echave-Sustaeta, en Gredos, leemos:
Temerosa de este presagio, la hija de Saturno traía a su memoria la guerra que otro tiempo libró por sus queridos argivos ante Troya. No se habían borrado de su mente las causas de su enojo ni su amargo pesar. Queda en lo hondo de su alma fijo el juicio de Paris y el injusto desprecio a su hermosura y el odio a aquella raza y el honor dispensado a Ganimedes.
En el libro V, 252-257:
Allí se ve bordado el regio doncel. Por la fronda del ida dardo en mano cansa corriendo a los veloces ciervos ardoroso, parece ir jadeando. De pronto desde el Ida el ave portadora de las armas de Júpiter se lo lleva prendido entre sus corvas garras por la altura. Los ancianos guardianes tienden al cielo en vano las palmas de sus manos y el furioso ladrido de sus perros va ascendiendo a las auras.
La escena sexta presenta el enfrentamiento entre Aquiles y Agamenón. El primero expresa que conoce los proyectos del rey, quien, usando su nombre, de forma perjura e inhumana quería cometer un acto atroz; que evitará esos planes terribles y que Agamenón debe agradecer al amor que su furor no se haya vengado de Agamenón. Éste se dirige a Aquiles como “joven presuntuoso” y le recuerda que él es el comandante en jefe del ejército argivo, que sólo a los dioses debe dar cuenta de sus designios y que veinte reyes deben, sin murmurar, como también debería hacerlo Aquiles, atender con respeto sus órdenes soberanas.
ACHILLE Je sais vos barbares projets; Je sais qu'inhumain et parjure, Vous vouliez, sous mon nom, Consommer des forfaits Dont frémit la nature; J'en saurai, malgré vous, Prévenir les effets. Mais, vous qui m'avez fait La plus mortelle injure, Rendez grâce à l'amour, si mon bras furieux N'a pas encore vengé... AGAMEMNON Jeune présomptueux, Vous, dont l'audace Et m'indigne et me blesse, Oubliezvous qu'ici Je commande à la Grèce; Que je ne rends qu'aux Dieux Compte de mes desseins, Et que vingt Rois, soumis A mon pouvoir suprême, Doivent, sans murmurer, Que vous devez vous-même, Attendre, avec respect, Mes ordres souverains?
Aquiles le replica que ha usado palabras soberbias y que Ifigenia le pertenece, pues su derecho reside en el juramento que hizo Agamenón. Éste le pide que cese en un discurso que le ofende y que su deber es esperar en silencio lo que él, su padre, y los dioses han ordenado respecto a Ifigenia. Aquiles responde que no dejará que ésta sea inmolada y que se realice tan terrible horror. Agamenón replica que no puede, olvidando su rango y su gloria, soportar por más tiempo el insolente discurso de Aquiles. En el siguiente duo ambos héroes se echan en cara, el uno la audacia temeraria y el otro el furor sanguinario. Agamenón llama a Aquiles “insolente” y éste al primero “padre bárbaro”. Ambos se lanzan mutuas amenazas. Aquiles dice que la furia de Agamenón antes de sacrificar a su hija deberá atravesar su corazón. Agamenón lo acepta y llama a sus soldados. Pero en ese momento recapacita y piensa en lo que va a hacer; entregar a los dioses a su propia hija. Sigue un largo parlamento de Agamenón en el que se debate entre el sacrificio de su hija y el interés de Grecia. Se imagina la escena de sacrificio y como, después, será perseguido por las Euménides. Expresa que es la divinidad quien lo ha convertido en un criminal. Se pregunta si nada puede hacer desaparecer la furia de los dioses. Finalmente el remordimiento se impone y decide que Arcas acompañe a Clitemnestra e Ifigenia de vuelta a Micenas.
AGAMEMNON Tu décides son sort: Ton insolente audace Hâte le coup qui la menace; Elle va recevoir la mort. A moi, soldats! O Dieux! que vaisje faire? C'est ta fille, cruel, Que tu vas leur livrer; Ta fille, si longtemps A ton amour si chère Tout mon cœur se sent déchiré: Non, qu'elle vive... Ah! quelle est ma faiblesse? Pour conserver ses jours, Que les Dieux ont proscrits Faut-il sacrifier L'intérêt de la Grèce? Faut-il d'Achille endurer les mépris? Non, que plutôt cent fois A l'autel entraînée Ma fille par sa mort... Ma fille? Je frémis! Iphigénie, ô ciel! De festons couronnée A l'homicide acier Présentera son sein. Je verrai tout son sang couler. Père inhumain! n'entendstu pas Les cris des Euménides? L'air retentit Des affreux sifflements De leurs serpents homicides, Vengeresses des parricides, Elles commencent tes tourments. Barbares, arrêtez! Les Dieux ont fait mon crime, Ils ont conduit ma main, Ils ont porté les coups, Eux seuls immolent la victime. Quoi! rien ne peut fléchir Votre courroux, cruelles? Rien, rien? Mais en vain votre fureur s'irrite. Le remords dévorant, Qui me presse et m'agite, Pour déchirer mon cœur Est plus puissant que vous Avec ma garde, Arcas, Accompagnez la Reine: Qu'elle prenne, à l'instant, Le chemin de Mycène, Qu'avec ma fille, Abandonnant ces lieux, Elle la cache à tous les yeux.
Sigue el aria Allez! O toi, l’objet le plus aimable, en la que pide perdón a su hija por la acción que se disponía a cometer. Suplica a Diana que, si está sedienta de sangre, tome la suya.
Allez! O toi, l'objet le plus aimable, Que tant de vertus font chérir, Pardonne à ton père coupable, En faveur de son repentir, Hélas ! c'est toi qui, la première, D'un nom si doux sat m'appeler, Et déjà ma main sanguinaire Se préparait à t'immoler! Non, que plutôt des Dieux L'implacable colère A tes yeux me puisse accabler! Et toi, Déesse impitoyable, Perce mon cœur, au lieu du sien; Satisfais ta rage implacable; Tu veux du sang, répands le mien!
Cerramos este nuevo capítulo de nuestra serie dedicada al mito de Ifigenia y su plasmación operística en Gluck con un nuevo video de la película que Mihalis Kakogiannis realizó sobre este mito.